Une planche de storyboard à six cases, dont trois esquissées au crayon

Un storyboard vierge est une page de cases vides, avec sous chacune des champs pour le numéro de séquence et de plan, la valeur de plan, le mouvement de caméra, l'action, le dialogue ou le son et la durée. Rempli à partir du scénario, il montre au réalisateur, au chef opérateur et au monteur à quoi ressemblera chaque plan et dans quel ordre les plans s'enchaîneront au montage.

Modèle de storyboard (A4 paysage, 16:9)PDF à imprimer, gratuit

Modèle de storyboard vertical (9:16)PDF pour Reels, TikTok et Shorts

Aperçu de la première page : modèle de storyboard (A4 paysage, 16:9)

Ces deux modèles de storyboard vierges sont gratuits, sans inscription. Imprimez-les à 100 % pour garder les proportions des cases, ou ouvrez le PDF dans une application de dessin qui accepte les PDF pour travailler sur tablette, sur un calque au-dessus du modèle.

Si vous avez seulement besoin des plans dans un tableau, le découpage technique va plus vite ; le storyboard mérite son temps pour les séquences où le cadre, le mouvement ou le rythme portent l'histoire.

Au lieu de dessiner chaque case à la main, on fait suggérer les plans d'une scène, on les place sur la planche et on leur donne une première image (interface en anglais).

Qu'est-ce qu'un storyboard ?

Le storyboard se lit comme une bande dessinée du film terminé. Chaque case est un cadre, avec ce qu'il contient (qui, à quelle taille, vu d'où), et les notes en dessous disent ce qui bouge, ce qu'on entend et combien de temps cela dure. Le mot anglais s'est imposé en France ; au Québec, on dit aussi « scénarimage ».

C'est un document de préparation, pas un document d'écriture. Un scénario envoyé à un producteur ne contient pas de storyboard, et un scénariste n'en a pas besoin pour vendre son texte. Il arrive plus tard, quand le réalisateur sait comment il veut filmer, et rend surtout service pour l'action, les cascades, les effets, les séquences à nombreux plans, la publicité, le clip et l'animation.

À quoi sert un storyboard ?

  • Montrer le film avant de le tourner : le réalisateur, le chef opérateur et le monteur partagent la même image de chaque plan.
  • Compter les plans, et donc le temps de tournage : une séquence de vingt plans ne se tourne pas en une heure.
  • Préparer les séquences difficiles : cascades, effets visuels, figuration, scènes de nuit ou en voiture.
  • Vérifier la continuité avant le plateau : direction des regards, sens des déplacements, respect de l'axe.
  • Convaincre : en publicité ou pour un clip, le storyboard est souvent ce que le client valide avant le tournage.

Les champs d'un modèle de storyboard

Quel que soit le modèle, on retrouve à peu près les mêmes champs sous chaque image. Les premiers identifient le plan, les suivants le décrivent.

ChampCe qu'on y noteExemple
Séquence et planLe numéro de séquence du scénario et celui du plan, les mêmes que dans le découpage7-3, ou 7-3A pour un plan ajouté
ImageLe cadre dessiné, au format de diffusion16:9, 2,39:1 ou 9:16
Valeur de planLa taille du sujet dans le cadrePlan rapproché poitrine
AngleLa position de la caméra, quand elle n'est pas à hauteur d'œilLégère contre-plongée
MouvementCe que fait la caméra pendant le planTravelling avant
ActionCe qui se passe, au présent, en une phraseJeanne lâche ses clés
Dialogue ou sonLa réplique ou le son qui comptePluie, néons qui grésillent
DuréeUne estimation en secondes4 s
Transition ou noteLe passage au plan suivant, et ce dont l'équipe a besoinCut, fondu enchaîné, raccord dans le mouvement

Le format de l'image compte : 16:9 pour la plupart des écrans, 2,39:1 pour le cinéma en scope, 9:16 pour la vidéo verticale. Additionnées, les durées des cases d'une séquence doivent donner à peu près sa durée à l'écran.

Deux mises en page pour un storyboard vierge : 3×2 et 2×3

Deux mises en page couvrent la plupart des besoins. Choisissez-en une par projet pour pouvoir mélanger et comparer les pages.

3×2 en paysage : six cases par page

Tournez la feuille en paysage et dessinez trois cases en largeur sur deux rangées, avec trois ou quatre lignes sous chaque case pour les champs. Cette mise en page se lit comme le montage, de gauche à droite, et fait tenir une séquence de six à douze plans sur une ou deux pages. Elle convient au court métrage, à la publicité et au clip.

2×3 en portrait : les cases avec leurs notes à côté

Gardez la feuille droite et dessinez deux colonnes de trois cases, ou une seule colonne de cases avec les champs dans un cadre plus large à droite. Moins d'image par page, mais beaucoup plus de place pour les notes : c'est précieux pour les dialogues, les cascades et les plans à effets, où l'équipe a autant besoin d'instructions que d'images.

Quelle que soit la mise en page, ajoutez un en-tête sur chaque feuille avec le titre du projet, le numéro de séquence et le numéro de page. Sur un plateau, les planches se dispersent.

Comment faire un storyboard en 7 étapes

  1. Partez du scénario terminé et repérez les séquences qui ont besoin d'un storyboard : action, effets, moments où le cadre raconte quelque chose.
  2. Découpez chaque séquence en temps forts, chaque moment où la situation change, puis en plans, par écrit, avant de dessiner. Une liste numérotée suffit, ou un découpage technique complet.
  3. Choisissez le format de l'image : 16:9 pour le cinéma, la télévision et la plupart des vidéos en ligne, 9:16 pour les formats verticaux des réseaux sociaux.
  4. Dessinez simplement : des bonshommes, des formes, une ligne d'horizon. Ce qui compte, c'est la taille des personnages dans le cadre, la direction des regards et ce qui se trouve au premier plan.
  5. Remplissez les champs sous chaque case : valeur, angle, mouvement, action, son, durée.
  6. Additionnez les durées et comparez le total à la longueur de la séquence dans le scénario. Si la planche dure beaucoup plus longtemps, vous avez prévu plus de plans que la séquence n'en demande.
  7. Relisez la suite de cases d'un trait, comme un film, en vérifiant la règle des 180 degrés, puis parcourez-la avec le chef opérateur et le premier assistant avant le tournage.

Exemple de storyboard : une séquence en six plans

Voici une courte séquence originale, puis son storyboard décrit case par case. Sur la planche, chaque entrée se trouve sous un dessin ; le texte correspond à ce qu'on écrit dans les champs.

EXT. PARKING DE SUPERMARCHÉ - NUIT

Pluie fine. Le parking est presque vide. JEANNE (60 ans), les bras chargés de sacs, cherche sa voiture entre les flaques.

Ses clés glissent et tombent dans l'eau. Elle soupire, pose un sac, se penche.

Une main d'homme ramasse les clés avant elle. Jeanne lève les yeux : THOMAS (35 ans), trempé, son fils.

THOMAS
Tu as toujours la même voiture.

Elle ne prend pas les clés.
  1. Plan 7-1. Plan d'ensemble, plongée, fixe. Le parking vide sous les lampadaires, Jeanne toute petite entre les places. Son : la pluie, le grésillement des néons. 5 secondes.
  2. Plan 7-2. Plan moyen, à hauteur d'œil, travelling latéral qui accompagne Jeanne. Elle avance vite et cherche sa voiture du regard. 4 secondes.
  3. Plan 7-3. Insert, plongée, fixe. Les clés glissent de ses doigts et tombent dans une flaque. Son : un « plic » net, isolé. 2 secondes.
  4. Plan 7-4. Plan rapproché poitrine, légère contre-plongée, fixe. Jeanne soupire, pose un sac et se penche hors du cadre. 3 secondes.
  5. Plan 7-5. Gros plan sur la flaque, fixe. Une main d'homme entre dans le champ et prend les clés avant elle. 2 secondes.
  6. Plan 7-6. Plan rapproché, en amorce sur l'épaule de Thomas, fixe. Jeanne se redresse et le reconnaît. Thomas : « Tu as toujours la même voiture. » 5 secondes.

Six cases, une vingtaine de secondes : la séquence tient sur une page du modèle 16:9. Remarquez où le storyboard fait des choix que le scénario laissait ouverts : les clés ont droit à deux plans serrés parce qu'elles sont l'objet de la scène, et le visage de Thomas n'apparaît qu'au dernier plan, ce qui fait du cadre lui-même la surprise.

En vertical 9:16, le plan d'ensemble perd de sa force. On le remplacerait par une plongée plus serrée sur Jeanne, et on garderait l'insert et le gros plan, qui fonctionnent très bien dans ce format. Pour vous entraîner sur d'autres séquences, Last Call (en anglais), dans notre musée des scénarios, s'ouvre sur quelques images précises, et The Locked Room garde tout dans un seul espace, ce qui facilite le suivi des directions d'une case à l'autre.

Storyboard, découpage technique et animatique

Le découpage technique décrit les plans par écrit, dans un tableau : numéro, valeur, angle, mouvement, action, son, durée. Le storyboard dessine ces mêmes plans. L'animatique, enfin, est un storyboard monté au rythme du film, souvent avec un son provisoire, pour que le réalisateur voie le tempo d'une séquence avant de la tourner ; on le rencontre surtout en animation et en publicité.

En général, on fait le découpage d'abord, pour toutes les séquences, puis le storyboard pour celles qui le demandent. Le découpage se trie, se modifie et se partage vite ; le storyboard montre ce qu'un tableau ne dit pas, comme la composition ou la place des personnages dans le cadre. Les trois documents doivent partager les mêmes numéros de plan, pour qu'une modification sur l'un se reporte sur les autres.

Les erreurs fréquentes dans un storyboard

  • Dessiner avant d'avoir découpé : on se perd dans les détails d'une case alors que la séquence n'a pas encore de structure.
  • Soigner le dessin plutôt que le cadre. Un storyboard n'est pas une illustration ; un bonhomme bien placé vaut mieux qu'un beau portrait mal cadré.
  • Oublier la numérotation. Les planches se dispersent sur un plateau ; sans numéros de séquence et de plan, impossible de les remettre dans l'ordre.
  • Dessiner dans le mauvais format : une planche 16:9 pour une vidéo verticale fausse toutes les compositions.
  • Ajouter une case par mouvement. Un travelling se dessine avec une flèche, pas avec trois cases.
  • Ignorer la durée. Sans estimation, on ne voit pas qu'une séquence prévue pour trente secondes en dure quatre-vingt-dix.

Faire un storyboard dans Scenaloom

Dans Scenaloom, le storyboard et la Liste des plans appartiennent à la séquence qu'ils filment : ajoutez des plans sous une scène dans le Studio de plans, réglez la valeur, l'angle, le mouvement et l'objectif, ou choisissez Suggérer des plans et gardez ceux qui vous conviennent. La Liste des plans s'exporte en CSV pour Excel ou Google Sheets, et le format se choisit en 16:9 ou en vertical 9:16.

Si vous ne dessinez pas, vous pouvez générer une image pour chaque plan. Cette génération utilise des crédits payants, et le coût s'affiche avant chaque lancement ; le découpage, lui, reste le vôtre. Scenaloom ne produit pas de planche de storyboard à imprimer : pour le papier, utilisez les modèles de cette page. Voir storyboards et production, ou commencer gratuitement.

Questions fréquentes

Que doit contenir un modèle de storyboard ?

Une case au format de diffusion et, dessous, des champs pour le numéro de séquence et de plan, la valeur de plan, l'angle et le mouvement de caméra, une ligne d'action, le dialogue ou le son principal, une durée estimée et la transition vers le plan suivant. Les numéros doivent correspondre à ceux du découpage technique.

Comment faire un storyboard quand on ne sait pas dessiner ?

Avec des formes simples : un rond pour la tête, un trait pour le corps, un rectangle pour une porte. Le storyboard sert à montrer le cadre, la taille des personnages et les mouvements, pas à faire de belles images. Des flèches et des notes claires comptent plus que le trait.

Combien de cases faut-il dans un storyboard ?

Une case par plan, pas par ligne de scénario. Une scène de dialogue calme peut demander quatre à huit cases ; une action de quelques secondes peut en demander une douzaine. Un mouvement de caméra à l'intérieur d'un plan se dessine avec des flèches dans une seule case, pour que le nombre de cases corresponde au nombre de coupes.

Quelle est la différence entre un storyboard et un scénario ?

Le scénario raconte l'histoire avec des mots, séquence par séquence ; le storyboard montre comment chaque plan sera filmé. Le scénario s'écrit d'abord, le storyboard se fait pendant la préparation du tournage, à partir du découpage.

Quel format de storyboard pour TikTok, Reels ou Shorts ?

Un storyboard vertical en 9:16, comme notre modèle vertical gratuit. Dessiner dans le bon format évite les mauvaises surprises : un cadre large ne se recadre pas en vertical sans perdre une grande partie de l'image.

Peut-on faire un storyboard avec l'IA ?

Oui, à condition de savoir quels plans on veut. Dans Scenaloom, vous décrivez les plans de chaque scène, puis vous pouvez générer une image par plan avec des crédits payants, dont le coût s'affiche avant le lancement. Le choix des cadres et l'ordre du montage restent des décisions de mise en scène.